6.8.09
Male il quarto trimestre fiscale per l'impero mediatico di Rupert Murdoch
Giro d'affari giù dell'11% a 7,6 miliardi di dollari. Le tv scendono del 27%Conti in rosso per Rupert Murdoch
News corp perde 203 mln di dollariE il magnate australiano rilancia l'idea delle news via internet a pagamento dal 2010
"Un'industria che regala i suoi contenuti cannibalizza il buon giornalismo"Rupert Murdoch
(6 agosto 2009)
NEW YORK - Brutte notizie per l'impero mediatico di Rupert Murdoch. Nel quarto trimestre fiscale, News Corp registra una perdita netta di 203 milioni di dollari, la solida performance delle divisioni di trasmissioni via cavo (+39%) è stata annullata dal crollo delle entrate pubblicitarie. Un anno prima il gruppo, che controlla tra gli altri il Wall Street Journal e le emittenti televisive Fox, aveva registrato un utile di 1,13 miliardi di dollari. Il giro d'affari è calato dell'11% a 7,6 miliardi di dollari, mentre le entrate del settore tv, inclusa Fox, scendono del 27%. Il gruppo si aspetta una modesta ripresa nei prossimi mesi.
Per quanto riguarda Sky Italia, nel quarto trimestre fiscale la piattaforma digitale ha riportato utili per 155 milioni di dollari, in calo di 57 milioni rispetto ai 212 milioni dell'anno scorso. Per l'intero anno fiscale Sky ha registrato profitti per 393 milioni di dollari, in calo di 26 milioni dai 419 milioni dell'anno scorso. Rupert Murdoch, amministratore delegato del gruppo, nel corso della conference call per commentare i risultati si è detto "non preoccupato". Il numero di abbonati è cresciuto di 235.000 unità nel corso dei 12 mesi, portando il totale alla fine del quarto trimestre a 4,8 milioni. Negli ultimi tre mesi dell'anno la crescita del giro d'affari è stata ridotta dallo slittamento dei dati relativi agli introiti derivati dai programmi calcistici, che in parte saranno iscritti nel bilancio del primo trimestre fiscale.
I risultati del gruppo per l'intero anno fiscale 2009 sono stati comunque in linea con le previsioni, che la società aveva rivisto per due volte al ribasso a causa del perdurare della crisi economica e della recessione globale. Rupert Murdoch è tornato sull'idea di rendere a pagamento tutti i siti di news del gruppo. L'accesso al Wall Street Journal è già in parte gratuito e in parte a pagamento. Il magnate australiano non è sceso nel dettaglio dell'operazione ma ha detto che questa misura potrebbe essere introdotta a metà del 2010. "Un'industria che regala i suoi contenuti - dice - sta cannibalizzando la sua capacità di fare buon giornalismo".
Murdoch ha anche detto che potrebbe rompere l'alleanza con Amazon sul lettore digitale Kindle, se non si arriverà ad una rinegoziazione degli accordi. Il tycoon si è detto scontento delle relazioni tra Kindle e i lettori online dei suoi giornali, lasciando anche trapelare la possibilità di un accordo tra News Corp e Sony.
3.8.09
Da Le Monde
Bruno Le Maire : les producteurs "rembourseront moins de 500 millions d'euros"
Lté s'annonce chaud dans les vergers. Les producteurs français de fruits et légumes vont devoir rembourser les aides publiques versées par l'Etat entre 1992 et 2002, soit plusieurs centaines de millions d'euros, a affirmé lundi 3 août le ministre de l'agriculture dans Le Parisien. Bruxelles estime que ces aides ont faussé la concurrence dans l'UE. "Il est certain que nous devrons engager une procédure de remboursements auprès des producteurs", a déclaré Bruno Le Maire dans un entretien au quotidien francilien. "Je ne veux pas exposer la France à une condamnation qui l'obligerait à rembourser une somme plus conséquente dans cinq ou dix ans", a-t-il expliqué.
Fin janvier, la Commission européenne a demandé à la France de récupérer les aides publiques versées pendant dix ans, de 1992 à 2002, à ses producteurs de fruits et légumes, estimant qu'elles avaient faussé la concurrence dans l'UE. Selon le gouvernement, la facture totale réclamée par Bruxelles serait en fait de l'ordre de 500 millions d'euros, en comptant les intérêts. Mais les producteurs "rembourseront moins de 500 millions d'euros", a affirmé à le ministre, qui conteste ce montant. Son prédécesseur, Michel Barnier, avait d'ailleurs déposé un recours en ce sens début avril devant la Cour de justice européenne.
La question du recouvrement est d'autant plus délicate que de nombreux exploitants ont abandonné leur activité, certains sont morts et d'autres sont dans l'incapacité de payer vu le contexte économique. Le ministre a assuré en tous les cas qu'il n'y aurait "pas de recouvrement effectif avant plusieurs mois".
Le 28 janvier, la Commission européenne avait demandé à Paris de récupérer plus de 330 millions d'euros d'aides publiques versées entre 1992 et 2002 à ses producteurs de fruits et légumes. L'exécutif européen avait ouvert une enquête à ce sujet en 2005.
Les producteurs, qui subissent de plein fouet la baisse des prix des fruits et légumes, refusent de s'acquitter de la facture. François Lafitte, président de la Fédération des comités économiques (Fédécom), qui représente les exploitants, a estimé que "cela serait la ruine de la profession".
"LES AGRICULTEURS NE PEUVENT PAS REMBOURSER DANS L'IMMÉDIAT"
Cette aide "nous a permis de faire face à la concurrence, notamment espagnole et portugaise. Tout le monde connaissait le système, y compris la Commission européenne", a-t-il ajouté."Dans un contexte difficile pour les producteurs, il est dangereux de jouer la provocation", a averti de son côté Jean-Bernard Bayard, secrétaire adjoint de la FNSEA, principal syndicat agricole. Selon lui, "les agriculteurs ne peuvent pas rembourser dans l'immédiat".
Les fonds contestés sont des aides octroyées par la France pendant dix ans entre 1992 et 2002 pour des "plans de campagne". Concrètement, des fonds publics payés par l'Office national interprofessionnel des fruits, des légumes et de l'horticulture pour financer des actions destinées à faire face à des situations de crise dans le marché des fruits et légumes. Les destinataires finaux des aides étaient des organisations départementales de producteurs de fruits et légumes.
3 agosto 2009